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L'COUVID M'A TUER #2: "La Police est-elle au service du Peuple ?"

Publié le 28 Oct 2020

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LIVE PARTICIPATIF CE SOIR à 21H30: tout le monde est le bienvenu à venir s'exprimer!

J’ai toujours eu un profond respect pour le rôle que les dépositaires de l’autorité publique ont à jouer au niveau sociétal mais quelle ne fut pas ma déconvenue ce week-end lorsque j’ai réalisé que les agents de police à qui j’avais affaire ne connaissaient même pas la loi qu’ils étaient censés faire appliquer, dans la société qu’ils doivent protéger.

Comment alors pourraient-ils faire leur devoir s’ils ne connaissent même pas mes droits?

C’est effarant. 😳

(voilà la vidéo de mon arrestation si vous ne l'aviez pas encore visionnée: https://youtu.be/ikFR4mNiyZs)

Ca remet totalement en cause ma vision de la société dans laquelle je vis : ces gens à qui nous faisons confiance pour nous protéger sont peut-être ceux mêmes qui nous mettent en danger.

Alors si effectivement ce qui m’est arrivé n’est pas un cas isolé et que ce genre de mauvais traitement est généralisé, c’est une infamie absolue que les droits fondamentaux puissent être foulés aux pieds par ceux-là mêmes qui sont censés les préserver. C’est leur devoir en tant que dépositaires de l’autorité publique, et il est inadmissible qu’ils n’aient pas la conscience la plus suprême qui soit de la lourde responsabilité qui est la leur.

Car a priori, ils pensaient que l’autorité qui leur avait été confiée leur conférait un quelconque droit sur moi.

Or il n’en est rien. Ils n’ont que des devoirs.

Et leurs devoirs sont précisément mes droits.

Ils durent bien se résoudre à l’admettre quelques heures avant le terme des 24h de garde-à-vue durant lesquelles ils s’étaient arrogé le droit de m’ôter ma liberté.

Ils n’avaient aucun droit de me retirer ma liberté vu qu’ils n’ont rien pu retenir contre moi au final.

Au moment donc de me relâcher, pour la forme bien sûr, ils n’ont pas manqué de me dire que “j’avais de la chance cette fois-ci” de ne pas avoir été déféré au tribunal de Nanterre, comme s’ils me faisaient une faveur d’avoir bafoué juste un peu mes droits, mais pas trop.

Eh bien, je ne leur ai rien signé, je ne leur ai présenté aucune pièce d’identité officielle - alors qu’ils m’y ont quasiment “exhorté”; ils n’ont rien pu retenir contre moi, pas même une minable amende d’outrage à agent dépositaire de l’autorité publique et encore, moins, une quelconque contravention quelle qu’elle soit.

Alors ont-il un pouvoir sur moi?
Manifestement non, malgré leur autoritarisme.

Et est-ce que je me vante de ce qui s’est produit?
Non, pas le moins du monde.

J’en suis plutôt affligé.

Car l’enseignement principal que j’ai retiré de ce week-end au contact de ces agents et officiers de police fut le suivant:

La Police - ou tout du moins ses membres à qui j’ai eu affaire ce week-end - n’ont que faire de me protéger et ce, pour la bonne et simple raison qu’ils ne semblent pas travailler pour moi.

Mais peut-être, et c’est certainement ça le plus dur à réaliser et à admettre: j’ai eu l’impression qu’ils travaillaient contre moi.

Alors si c’était effectivement le cas, et qu’ils ne travaillent pas pour moi et les autres êtres humains composant ce peuple, alors pour qui travaillent-ils?

C’est notamment autour de cette question que je vous invite que l’on débatte ce soir à partir de 21h.
Peu importe combien de temps cela durera, nous tâcherons ensemble de faire le tour de ce sujet en posant un maximum de questions et en prenant en compte un maximum de points de vue.

Et s’il y a ce soir parmi vous des membres de la police ou de la gendarmerie qui nous honorent de leur présence, je serai très heureux de vous accueillir en live avec moi pour recueillir votre témoignage sur ces questions ô combien cruciales pour la paix sociale dans notre pays.

Chaleureusement,

Hayssam